dimanche 12 avril 2015

Trafic de bébés : jusqu'à 5 ans de prison pour les vendeurs, sursis pour les acheteurs

Nike Air Max Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné mercredi à des peines allant de 18 mois à 5 ans de prison quatre Roumains accusés d'avoir organisé un trafic de bébés et à des peines de deux ans avec sursis deux couples qui avaient acheté des enfants.
Deux personnes relaxées

Des peines de sept ans de prison avaient été requises à l'encontre des quatre Roumains organisateurs du trafic, qui comparaissaient détenus, et deux ans de prison à l'encontre des acheteurs. Un jeune homme poursuivi pour une transaction qui n'avait pas abouti a été relaxé, comme une mère, restée en Roumanie, qui avait vendu son enfant.
"Une décision historique"
Ces peines, Requin Tn visant quatre hommes âgés de 25 à 42 ans et qui comparaissaient détenus, ont été assortis d'interdiction du territoire de 5 à 10 ans.
"C'est une décision historique, c'est la première fois qu'un tribunal reconnaît la traite d'être humain", des faits pour lesquels les quatre prévenus qui comparaissaient ont été condamnés, a salué Frédéric Asdighikian, qui représentait les intérêts d'un des enfants vendus.
"Un réseau bien structuré"

Ilie Ionita et son beau-frère Valeriu Rosu, présentés par l'accusation comme les têtes d'un réseau qualifié de "particulièrement bien structuré" par la juge d'instruction, ont été condamnés à 5 ans de prison et 10 ans d'interdiction du territoire.
"Une usine à bébés"

Deux autres beaux-frères d'Ilie Ionita, Florin Coman et Florian Stan, ont respectivement été condamnés à 2 ans et 18 mois de prison, avec une interdiction de territoire de 5 ans.
A l'encontre de ces quatre hommes qui ont multiplié via leurs interprètes les dénégations évasives ou peu crédibles, le procureur Ahmed Chafai, dépeignant "une monde interlope à la limite du mafieux" et la "création d'une usine à bébés", avait requis 7 ans de prison.
5 000 à 10 000 euros pour un nouveau-né
Le tarif était négociable. Il fallait compter entre 5 000 et 10 000 euros pour un nouveau-né. Le trafic mis au point par un ressortissant roumain âgé de 35 ans était une affaire prospère. L’homme, et ses complices «démarchent» les camps de gens du voyage de la région marseillaise et en Corse. Ils cherchent des couples en mal d’enfant(s). Leur offre est simple, un bébé contre de l’argent. A deux reprises au moins, ils trouvent des acheteurs. La transaction peut s’effectuer.
Une affaire de famille
C’est d’ailleurs lors d‘une d’entre elles que la police va mettre à jour l’odieux trafic. En juillet 2013, les enquêteurs reçoivent une information, et s’intéressent à une jeune maman d’origine roumaine qui vient d’accoucher à Marseille. Le personnel de l’hôpital a remarqué que la maman est très déprimée, souvent en pleurs. A ses cotés la présence régulière d’un couple qui n’est visiblement pas de la famille, intrique également. Rapidement, les protagonistes sont entendus et l’enquête met à jour la transaction. Le couple en question vient de faire l’acquisition du bébé pour 9000 euros et une BMW. La jeune maman n’est autre que la propre sœur du principal organisateur de ce marché inhumain.
Un trafic organisé
Nike Ninja Et visiblement, le vendeur d’enfant n’en est pas à son coup d’essai, deux mois auparavant, il aurait probablement réalisé le même type de transaction, en Corse cette fois, avec l’enfant d’une autre de ses sœurs.
Deux autres cas de vente, qui n’ont pas abouti, sont également mis au jour par les enquêteurs, l’un impliquant l’enfant d’une troisième sœur du principal organisateur et l’autre, le bébé d’un autre couple. Et l’accusation n’écarte pas l’hypothèse que d’autres cas, non découvert à ce jour, se soient produits auparavant.

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