mardi 16 septembre 2014
L’apatridie, vivre sans exister
La cantatrice Nike TN Barbara Hendricks s'engage auprès du Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) pour aider à réduire l'apatridie dans le monde, qui touche 10 millions de personnes.
Imaginez: si vous n’aviez pas de documents d’identité ni de résidence légale, si vos enfants ne pouvaient pas être enregistrés à la naissance ni aller à l’école, si vous ne pouviez travailler légalement, ni faire une quelconque démarche administrative, ni hériter de biens et si vous aviez peur d’être arrêté à tout moment n’étant pas capable de prouver votre identité. Tout devient difficile : c’est effrayant et inimaginable pour ceux pour lesquels l’appartenance à une nation est une évidence et essentiel pour pouvoir participer dans la société.
10 millions d'apatrides
Nike Tn Requin Pas Cher Mais il y a environ 10 millions de personnes dans le monde pour lesquelles ce n’est pas un jeu d’imagination mais la réalité de leur vie quotidienne. Ils sont apatrides et vivent sans nationalité, qui est le lien juridique liant l’individu à un Etat et facilitant la jouissance de tous ses droits. Une personne apatride n’appartient à aucun pays.
L’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies a attribué au Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) le mandat officiel de protéger les droits des millions d’apatrides ainsi que de prévenir et de réduire l’apatridie dans le monde. Le HCR s’est engagé à soulager les souffrances des apatrides en faisant connaître leur situation intenable et en augmentant le nombre d’Etats qui ratifient et mettent en œuvre les deux conventions de 1954 et de 1961 relatives à l’apatridie.
Air Max En juin dernier, j’ai visité la Côte d’Ivoire qui comprend l’une des plus importantes populations apatrides de tout le continent africain, afin de mettre la lumière sur la campagne mondiale du HCR pour éradiquer l’apatridie qui sera lancée en novembre.
mercredi 10 septembre 2014
Le gouvernement britannique va développer des prêts étudiants conformes à la charia
Pour doper l’inscription des étudiants Tn Requin musulmans à l’université, le gouvernement britannique vient d’annoncer la création de prêts étudiants conformes à la loi islamique.
Avec des frais de scolarité avoisinant 9000 livres l’année (soit plus de 11.000€), difficile d’étudier sans emprunter au Royaume-Uni. Une agence gouvernementale est en charge d’un système de prêts spécifiques à destination des étudiants pour les aider à financer ces dépenses, mais son fonctionnement a changé en même temps que la montée en flèche des frais de scolarité. Alors qu’avant 2012, aucun intérêt n’était demandé, si ce n’est un taux correspondant à l’inflation, les étudiants doivent désormais composer avec un taux de 3 %, en plus de l’inflation.
Une décision qui avait fait polémique Nike Air Max chez les étudiants musulmans lors de son instauration, ces derniers accusant le gouvernement de discrimination, plaidant que l’introduction de taux d’intérêt, contraires à la loi islamique prohibant l’usure, les excluait de ce système de prêt géré par l’État.
Un nouveau fond pensé en collaboration avec des experts en finance islamique
Depuis quatre mois, une agence gouvernementale en charge de l’innovation et du développement des compétences dans le monde des affaires, dépendant du gouvernement britannique, Air Jordan Pas Cher planche sur la question. Cette modification du système a-t-elle influé sur l’accès des jeunes musulmans à l’université? La commission vient de répondre par l’affirmative, 93 % des 20.000 acteurs du secteur consultés disant ainsi avoir constaté une diminution du nombre d’inscrits suite à cette modification du système, de même qu’une «claire demande» pour une alternative conforme à la charia.
Dans la foulée de ce constat, et pour tenter d’y remédier, le gouvernement a donc annoncé la création d’un système de prêt étudiant alternatif et conforme à la loi islamique, comme le révèle le Huffington Post.
Dégradation d'une cloche de Notre-Dame de Paris: Neuf Femen relaxées
JUSTICE - Trois surveillants, poursuivis pour violences, ont quant à eux été condamnés à des amendes avec sursis...
Neuf membres du groupe féministe Femen qui étaient poursuivies pour avoir dégradé une cloche de Notre-Dame de Paris ont été relaxées mercredi par le tribunal correctionnel de Paris.
Trois surveillants, poursuivis pour violences, ont quant à eux été condamnés à des amendes avec sursis. Le parquet avait requis une amende de 1.500 euros contre chacune des neuf jeunes femmes et contre les trois membres du service d'ordre des amendes contraventionnelles de 250, 300 et 500 euros avec sursis.
Le 12 février 2013, elles étaient entrées incognito grâce au flot de touristes dans l'enceinte de la cathédrale, avant de crier «Pope no more» (plus de pape) pour «fêter» à leur manière le renoncement du pape Benoît XVI. Puis elles ont sorti des morceaux de bois et fait tinter trois nouvelles cloches provisoirement déposées dans la nef.
Un moustique tigre découvert en Seine-et-Marne
Il peut véhiculer le virus de la dengue ou du chikungunya. Un spécimen adulte de moustique tigre a été détecté, vendredi 5 septembre, dans la commune de Chalmaison, près de Provins (Seine-et-Marne). L'Agence régionale de santé (ARS) l'a annoncé mercredi 10 septembre, confirmant une information du Parisien.
"Il s'agit d'une détection ponctuelle dans le cadre d'un programme de surveillance. Il n'y a pas d'implantation du moustique tigre en Ile-de-France", a souligné Agathe Lobet, porte-parole de l'ARS.
Opérations d'éradication dans la même entreprise en 2008 et 2010
"Ce sont vraisemblablement des œufs, pondus dans un pays où le moustique tigre est implanté, qui ont cheminé à l'intérieur des pneus. Ils ont éclos une fois sur place", a expliqué Grégory Lambert, entomologiste médical à l'Entente interdépartementale pour la démoustication (EID) Méditerranée. Une opération de fumigation pour éradiquer les larves et les moustiques adultes est prévue vendredi sur le site de la société.
La société où le moustique a été découvert est placée sous surveillance depuis plus d'une dizaine d'années par l'EID. Le moustique-tigre y avait déjà été repéré en 2008 et 2010. Des opérations d'éradication similaires avaient empêché l'insecte de s'implanter.
L'Ukraine se félicite d'une désescalade, promet plus d'autonomie à l'Est
Le président ukrainien Petro Porochenko a annoncé mercredi que la majeure partie des troupes russes avaient quitté l'Ukraine, cinq jours après une trêve globalement respectée, et promis une plus grande autonomie à l'Est séparatiste, qui exige l'indépendance.
A la lueur de cette évolution vers une nette désescalade et après plusieurs jours d'atermoiement, l'Union européenne devait trancher mercredi sur l'application de nouvelles sanctions économiques contre la Russie pour atteinte à la souveraineté de l'Ukraine.
"Selon la dernière information que j'ai reçue de nos services de renseignement, 70% des forces russes ont été retirées", a déclaré M. Porochenko, alors que Moscou a toujours démenti tout présence militaire en Ukraine. "Ceci nous fait espérer en l'avenir de l'initiative de paix", a-t-il ajouté.
Selon lui, la situation dans l'est a "changé radicalement" depuis l'entrée en vigueur de la trêve scellée vendredi entre Kiev et les rebelles prorusses.
"Avant l'annonce du cessez-le-feu, l'Ukraine perdait chaque jour des dizaines de vies", a-t-il souligné, au lendemain d'un entretien téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine confirmant sa détermination à trouver une issue pacifique au conflit qui a fait plus de 2.700 morts.
Mais "l'Ukraine n'a fait aucune concession sur son intégrité territoriale", a déclaré M. Porochenko, en faisait allusion à la signature vendredi d'un document en douze points qui accorde notamment un "statut spécial" aux régions de Donetsk et Lougansk, deux fiefs rebelles, pour la mise en place d'un "gouvernement autonome provisoire" et la tenue d'élections locales anticipées.
Un projet de loi garantissant plus d'autonomie à l'Est sera présenté au Parlement, a-t-il dit, excluant toute discussion "sur une fédéralisation ou sur une quelconque séparation" (des régions de l'Est).
- Les séparatistes rejettent l'autonomie -
Mais les séparatistes prorusses veulent l'indépendance de leur territoire et non un maintien au sein du pays avec des pouvoirs renforcés comme souhaité par le président ukrainien, a affirmé peu après à l'AFP un responsable des rebelles.
"Nous ne prévoyons pas de demeurer une partie de l'Ukraine", a réaffirmé mercredi Andreï Pourguine, le vice-Premier ministre de la République populaire de Donetsk proclamée par les rebelles.
Accusée par l'Union européenne et les Etats-Unis de souffler le chaud et le froid dans ce conflit -- le plus grave depuis la fin de la guerre froide -- la Russie a de son côté affirmé que l'Ukraine était responsable du crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines en juillet dans l'est de l'Ukraine.
"La catastrophe a eu lieu dans l'espace aérien de l'Ukraine qui porte la pleine responsabilité pour ce qui s'est passé", a argumenté le ministre russe de la Défense mercredi, au lendemain de la publication d'un rapport préliminaire sur le crash ayant fait 298 morts.
Ce rapport indique que le Boeing s'est disloqué en vol en raison d'un "grand nombre de projectiles à haute énergie qui ont pénétré de l'extérieur dans l'avion" et le Premier ministre malaisien, Najib Razak, a estimé que cela alimentait "la forte suspicion" d'un tir de missile.
Kiev a accusé les séparatistes d'avoir tiré un missile fourni par la Russie.
Moscou continue par ailleurs de faire pression sur l'Ukraine en la mettant en garde contre une entrée dans l'Otan, qui serait un défi sans précédent à la sécurité européenne, le plus important depuis la chute du Mur de Berlin" selon l'ambassadeur de Russie auprès de l'Union européenne, Vladimir Tchijov.
- 'Nuit calme' -
Après plusieurs jours de tensions, notamment aux abords du port stratégique de Marioupol, la situation évoluait vers l'apaisement.
La mairie de Donetsk a indiqué que "la nuit a été calme" dans ce fief rebelle durement éprouvé ces derniers mois par les combats.
Le porte-parole des opérations militaires ukrainiennes, Oleksii Dmitrachkivskii, a pour sa part évoqué six tirs d'artillerie par les insurgés contre des check-points ukrainiens dans la nuit, notamment près de l'aéroport de Donetsk. "Les forces armées ukrainiennes respectent le cessez-le-feu", a-t-il souligné.
Les Etats-Unis ont estimé mardi que le cessez-le-feu en Ukraine "tenait globalement" et qu'ils décideraient d'imposer des sanctions supplémentaires à la Russie selon ce qui se passera sur le terrain "dans les prochains jours".
L'UE, elle, a indiqué que ses Etats membres allaient "de nouveau se saisir de la question pour décider des prochaines étapes", selon la porte-parole du service diplomatique de l'UE, Maja Kocijancic.
Les 28 ambassadeurs de l'UE doivent analyser une évaluation fournie par le service diplomatique sur la mise en ?uvre du cessez le feu.
Je ne pense pas qu'une météorite ait vraiment frappé le Nicaragua
Des histoires en provenance de Managua, au Nicaragua, racontent qu'un gros «bang» a été entendu par les habitants ce samedi 7 septembre au soir, en même temps qu'il a été enregistré par les détecteurs sismiques. Un cratère de 12 mètres a ensuite été retrouvé dans les bois. On prétend que c'est le résultat d'un impact de météorite, de la chute à grande vitesse d'un roc spatial d'à peu près un mètre sur le sol... mais je ne suis pas convaincu.
Les comptes-rendus restent un peu sommaires, mais mes plus grands doutes se divisent en deux parties:
1.Où sont les témoins? Les vidéos?
Dans une ville de plus de deux millions d'habitants, on pourrait s'attendre à ce qu'une boule de feu passant aux environs de minuit soit aperçu par pas mal de monde. Je n'ai pas entendu parler de témoignages. De la même façon, je n'ai vu aucune vidéo.
La situation à Chelyabinsk en 2013, ville à 1.500 kilomètres de Moscou frappée alors par un très gros météore, était bien entendu différente, mais des vidéos de cet événement ont fait alors leur apparition une à deux heures après. Je m'attendais à disposer de preuves visuelles en provenance de Managua après deux jours.
Note: j'ai déjà vu cette vidéo sur YouTube qui prétend montrer la boule de feu, mais ce n'est pas le cas. Il s'agit d'une météorite qui est passée au-dessus de l'Espagne. Ne vous laissez pas avoir par les hoax! Il y en a toujours beaucoup quand un événement de ce genre survient.
2.Où sont les débris?
Aucune météorité n'a été encore retrouvée. S'il y avait un impact, alors il devrait y avoir des débris dans le cratère, au moins au niveau microscopique. Je n'ai pas non plus entendu parler d'une analyse des sols, dans le but de retrouver des fragments.
Je ne dis pas qu'il n'y a pas eu d'impact météoritique. Je dis simplement que les preuves que j'ai eues pour le moment de cet événement me.
Montebourg, le hussard et le kamikaze
Montebourg. Moi, président... l'ouvrage que consacre Valentin Spitz à l'ex-ministre de l'Économie productif paraît ce 10 septembre. Il déroule la biographie passionnante d'un socialiste atypique qui force l'admiration autant que l'agacement, l'épopée d'un hussard au pays des apparatchiks et des technocrates.
C'est le livre qui aurait dû, à sa sortie le 10 septembre, entraîner le limogeage d'Arnaud Montebourg du gouvernement; le livre qui montre l'ampleur de sa mésestime pour François Hollande et de sa divergence avec Manuel Valls ; le livre qui prouve à quel point Montebourg n'est pas soluble dans le hollandisme. "Je me considère en cohabitation", lâche-t-il d'ailleurs dans Montebourg. Moi, président... (l'Archipel).
Jamais Hollande n'aurait pu se laisser traiter de menteur par l'un de ses plus importants ministres : "C'est pour ça qu'il est à 20% dans les sondages. Il ment. Il ment tout le temps. Depuis le début." Montebourg aurait donc dû être viré le 10 septembre, il l'a été le 25 août. Ainsi en ont décidé les événements. Comme le désormais ex-ministre de l'Economie le confie lui-même, pendant l'un de leurs entretiens, à l'auteur du livre, Valentin Spitz : "Soit vous démissionnez, soit vous ne démissionnez pas. Une démission, ça ne se programme pas." Et une éviction, encore moins...
Moi, président..., plus que l'histoire d'une fronde kamikaze, est la biographie passionnante d'un socialiste atypique qui force l'admiration autant que l'agacement, l'épopée d'un hussard chevauchant au pays des apparatchiks et des technocrates. On voit au fil des pages à quel point Montebourg a dû, souvent, être mauvais camarade pour demeurer, à ses yeux, un bon socialiste. On voit son courage de parlementaire face aux puissances obscures - tribunaux de commerce ou paradis fiscaux. On voit son obstination crâne contre la Chiraquie, offensive que stigmatisent à l'époque les vrais patrons du socialisme, Lionel Jospin, Jean-Marc Ayrault et Hollande.
jeudi 4 septembre 2014
Ebola : au moins 450 millions d'euros sont nécessaires pour enrayer l'épidémie
Pour faire face à une épidémie de plus en plus mortelle, il faut davantage de moyens. Le coordinateur des Nations unies pour la lutte contre la fièvre Ebola a évalué, mercredi 3 septembre, à au moins 450 millions d'euros le coût du matériel nécessaire pour enrayer l'épidémie qui sévit actuellement en Afrique de l'Ouest.
Cette nouvelle estimation est supérieure à celle de 370 millions d'euros livrée, la semaine passée, par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Mais la progression du virus s'est, depuis, accélérée. L'épidémie a fait plus de 1 900 morts sur 3 500 malades, selon le dernier bilan de l'organisation.
L'OMS évoque des problèmes de prise en charge, de prévention et de contrôle, ainsi que des mesures sanitaires inadaptées. L'organisation espère que la réponse internationale permettra de stopper la transmission du virus dans les six à neuf mois.
4 septembre 1984 : André Jarlan meurt à Santiago, victime de la police de Pinochet
Les cascades d’anniversaires dans l’actualité ressemblent bien souvent à un prétexte commode pour meubler quelques minutes à l’antenne ou remplir une page sur un site Internet. On commémore les anniversaires de dates de naissance, ceux des dates de décès et même certain exploits, notamment dans le domaine sportif ou scientifique.
Alimenter cette fringale médiatique n’a donc pas vraiment de fin en soi. Pourtant, il est bien tentant d’ajouter à ce menu quotidien un plat qui risque de ne pas figurer sur les cartes de la plupart des médias. Nous choisissons donc de recourir à cet artifice fort appétissant à l’occasion du trentième anniversaire de la mort d’André Jarlan, un prêtre français tué au Chili le 4 septembre 1984.
Nous (Olivier Bras et Nicolás Lasnibat) faisons cette démarche car l’histoire d’André Jarlan est devenue un trait d’union entre nous deux. Nous nous sommes rencontrés voilà quelques années chez des amis à Paris et nous avons rapidement évoqué l’histoire de ce prêtre français tué par un policier dans une banlieue de Santiago.
Son histoire nous touche profondément, pour des raisons différentes que nous exposons ci-dessous, et nous tenons à saluer la mémoire de cet homme.
Comme chaque année, des commémorations sont prévues à Santiago et dans ses environs pour honorer la mémoire d’André Jarlan.
Et à 13.000 kilomètres de distance, nous ne manquerons également pas de rendre hommage à cet homme parti aider ceux qui souffraient du régime de Pinochet et dont le nom s’est brutalement ajouté à la longue liste des victimes.
Olivier Bras et Nicolás Lasnibat
Olivier Bras : "un exemplaire symbole d’engagement"
« C’est au Chili que j’ai découvert, fin 1998, l’histoire de cet homme. Je vivais depuis quelques semaines dans ce pays où j’avais décidé de m’installer pour suivre « l’affaire Pinochet » qui avait éclaté avec l’arrestation de l’ancien dictateur chilien à Londres.
Le Parti socialiste est mort
Face aux lecteurs. Pendant deux heures, le philosophe leur a confié sa très grande inquiétude face à la montée de l'islamisme radical. Il a défendu Valls tout en fustigeant les frondeurs socialistes.
Il a beau jurer que non, on le sent presque tendu lorsqu'il débarque lundi, très élégant dans son costume sombre et son éternelle chemise blanche, dans les locaux du « Parisien » - « Aujourd'hui en France » à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).
Bernard-Henri Lévy, 65 ans, voyage beaucoup mais n'a pas l'habitude d'être confronté à un public. « Je ne fais jamais de signature, car on n'y établit pas une vraie relation avec les personnes. Mais je suis très heureux de passer deux heures avec vous, dit-il d'emblée à nos lecteurs. C'est un moment rare et privilégié. »
Forcément, sur ses thématiques de prédilection -- la guerre en Irak, la « barbarie » jihadiste, la défense de l'Ukraine ou l'antisémitisme en France, l'écrivain-philosophe déroule sa partition avec pédagogie et punch, tapant parfois du poing sur la table. Sur la politique française, il se fait plus mordant, louant les mérites de Manuel Valls et fustigeant les frondeurs « irresponsables ».
Lors du verre de l'amitié qui conclut la rencontre, BHL admet son « stress » à quelques jours de la première de la pièce de théâtre « Hôtel Europe », qu'il a écrite (au Théâtre de l'Atelier, Paris XVIII e). « Je ne pense qu'à ça. C'est le théâtre qui m'habite. Mais je suis surtout inquiet pour Jacques Weber. Ce qu'il fait, seul sur scène, pendant deux heures, je crois que personne ne l'a fait. Il n'y a que lui qui en est capable ! » lâche-t-il avant de lancer les invitations à nos cinq lecteurs pour assister, mardi, à la « première » de ce monologue en cinq actes.
Le Sénat argentin approuve le transfert du paiement de la dette à Buenos Aires
Le Sénat argentin, a validé dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 septembre, la loi visant à rapatrier le remboursement de sa dette à Buenos Aires, voire à Paris. Le texte a été adopté malgré un avis défavorable de l'opposition : 39 voix pour, 27 contre et 2 abstentions. Il sera soumis au vote des députés, vraisemblablement d'ici une quinzaine de jours.
La présidente de centre gauche Cristina Kirchner a proposé cette solution alternative après l'échec de négociations pour régler un vieux litige avec des fonds « vautours ». Ces derniers, qui représentent 7 % des créanciers de l'Argentine, ont gagné un long procès aux Etats-Unis.
Le juge américain Thomas Griesa a obligé le pays à leur verser 1,3 milliard de dollars, soit 100 % de la valeur des bons émis, alors que les 93 % restants avaient accepté de n'en toucher que 30 % à l'issue des restructurations de 2005 et 2010.
SOLUTION « PLUS TRANQUILLISANTE »
L'idée initiale de la loi votée mercredi était de proposer un versement à Buenos Aires, mais il fallait offrir une solution « plus tranquillisante aux fonds d'investissements préférant généralement des places financières sûres », a expliqué l'Agence France Presse une source politique argentine.
Outre l'inclusion de Paris ou d'un autre lieu de paiement à la discrétion des créanciers, le texte prévoit la création d'une commission parlementaire dont l'objectif est de dresser un inventaire de l'endettement depuis 1976, début de la dernière dictature militaire.
LE TEMPS PRESSE
Un groupement de 450 000 petits porteurs italiens et le milliardaire mexicain David Martinez, un proche de Kirchner, ont d'ores et déjà manifesté l'intention de se présenter au guichet à Buenos Aires.
Pour l'Argentine, le temps presse. Une échéance de sa dette restructurée (de 200 millions de dollars) est due au 30 septembre et elle ne veut pas s'exposer à des demandes de remboursement anticipé que pourraient faire ses créanciers.
Le président de Colombie veut interdire la réélection
Le président de Colombie, Juan Manuel Santos, a présenté mercredi 3 septembre un projet de loi visant à interdire au chef de l'Etat la possibilité de se représenter à la tête du pays.
"La réélection va être supprimée, et pas seulement celle du président de la République, mais celle de tous les hauts fonctionnaires", a déclaré Juan Manuel Santos, lui-même réélu en juin pour un second mandat jusqu'en 2018.
"Le rétablissement de l'équilibre des pouvoirs"
Lors d'un discours au palais présidentiel, ce dirigeant de centre droit a affirmé que ce changement constituait "la porte d'entrée pour le rétablissement de l'équilibre des pouvoirs" en Colombie.
Juan Manuel Santos, artisan d'un dialogue avec les guérillas communistes en lutte depuis un demi-siècle, s'est lui-même représenté cette année avec l'intention d'aboutir à un accord de paix.
"La récente campagne électorale m'a confirmé, sur le plan personnel et politique, que la réélection n'est pas opportune", a-t-il souligné, estimant "plus convenable" de maintenir la durée du mandat présidentiel à quatre ans.
Le droit de se représenter avait été décidé à l'occasion d'une réforme constitutionnelle en 2005 et permis à son prédécesseur, Alvaro Uribe, d'obtenir un second mandat l'année suivante.
Juan Manuel Santos n'a pas écarté en outre la possibilité d'instaurer le vote obligatoire, tout en précisant que la décision reviendrait en dernier lieu aux parlementaires pour le projet de loi.
Nucléaire: reprise attendue des discussions entre Etats-Unis et Iran à Genève
Des responsables américains et iraniens reprendront jeudi à Genève les discussions sur le programme nucléaire iranien, ont déclaré mercredi des responsables américains.
La délégation américaine, dirigée par le secrétaire d'Etat adjoint Bill Burns et la sous-secrétaire d'Etat Wendy Sherman, rencontrera des responsables iraniens jeudi et vendredi à Genève, a déclaré le département d'Etat dans un communiqué diffusé mercredi soir.
"Ces consultations bilatérales auront lieu dans le cadre des négociations nucléaires P5"1 conduites par le Haut représentant de l'UE Cathy Ashton", indique le communiqué.
L'Iran et les pays du groupe 5"1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) devaient initialement reprendre les négociations à la mi-septembre en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.
Ils avaient conclu à Genève un accord intérimaire nucléaire de six mois renouvelables, entré en application le 20 janvier. En juillet, ils se sont donné quatre mois supplémentaires, jusqu'au 24 novembre, pour sceller un accord définitif qui doit permettre de garantir la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien en échange de la levée totale des sanctions occidentales et de l'ONU qui asphyxient l'économie iranienne depuis plusieurs années.
Les puissances occidentales et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique, alors que Téhéran affirme que son programme nucléaire est purement civil.
L'Iran est "optimiste" quant à un accord international sur son programme nucléaire avant la date butoir du 24 novembre, a affirmé mardi le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Les Etats-Unis ont imposé vendredi un nouveau train de sanctions contre plus de 25 entités et entreprises ainsi que des individus accusés de favoriser le programme nucléaire iranien et de soutenir le "terrorisme", avec l'objectif de "maintenir la pression" sur Téhéran.
Kerviel fixé jeudi sur sa libération sous bracelet
Le parquet général a requis le 26 août le maintien en détention de l'ex-trader, condamné en mars à cinq ans d'emprisonnement, dont trois ferme.
Le feuilleton judiciaire continue pour Jérôme Kerviel. La cour d'appel de Paris dira ce jeudi si elle accepte la libération sous bracelet électronique de celui qui a été incarcéré pour avoir causé une perte de 4,9 milliards d'euros à la Société générale. Le parquet général a requis le 26 août le maintien en détention de l'ex-trader, condamné en mars à cinq ans d'emprisonnement, dont trois ferme, et qui purge sa peine depuis la mi-mai à Fleury-Mérogis (Essonne).
Kerviel avait obtenu début août son placement sous bracelet électronique d'un juge d'application des peines (JAP) d'Évry, mais le parquet a fait appel de cette décision, ce qui en a suspendu l'application dans l'attente de celle de la cour d'appel. En cas de rejet, Me David Koubbi, avocat de Jérôme Kerviel, a d'ores et déjà annoncé qu'il déposerait une autre demande de remise en liberté.
"Une promesse d'embauche dans une société respectable"
Si la cour accède en revanche à sa demande, l'ex-trader pourrait rapidement sortir de prison. Dans cette hypothèse, l'arrêt rendu jeudi précisera la date de sa remise en liberté et les conditions liées au port du bracelet électronique, a indiqué une source judiciaire. Dans son ordonnance, le JAP d'Évry avait limité la contrainte imposée à l'ex-trader à sa présence à son domicile entre 22 heures et 7 heures du matin du lundi au vendredi, a-t-on précisé de même source.
Selon la procédure, si Jérôme Kerviel est libéré, il devra se rendre dans un service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) où un bracelet électronique lui sera posé, avant de gagner son domicile avec un surveillant qui procédera au paramétrage du dispositif, a précisé un juge d'application des peines.
Sarkozy et Copé, le grand pardon
C'est l'heure des grandes retrouvailles ? Selon nos informations, Nicolas Sarkozy s'apprête à recevoir dans les tout prochains jours une personnalité qu'il n'avait pas vue depuis des mois et avec qui il était très en froid : Jean-François Copé ! Leur dernière rencontre remonte au 23 mai, à l'avant-veille des élections européennes, peu avant la démission contrainte de Copé de la tête de l'UMP face au scandale Bygmalion. Cette affaire de surfacturations pendant la campagne de 2012 avait eu raison de leur relation, déjà compliquée.
Car malgré ses dénégations répétées, Sarkozy reste persuadé que le maire de Meaux l'a « volé », comme il dit, et qu'il était au courant des malversations avouées par Jérôme Lavrilleux, l'ex-bras droit de Copé. Ce n'est pas tout. Hier, Sarkozy a discrètement reçu un autre homme qui le défie : Alain Juppé. L'ancien Premier ministre avait surpris en annonçant le 20 août, en pleine torpeur estivale, sa candidature à la présidentielle de 2017. Ce qui avait été interprété comme une façon de prendre Sarkozy de vitesse. Bref, s'il fallait encore un signe que l'ancien locataire de l'Elysée est déterminé à reprendre les commandes de son parti, le voilà !
Avant d'annoncer sa candidature, il entend rassembler autant que possible sa famille politique, en passant outre les vieilles rancoeurs. « C'est indispensable qu'il s'engage. L'UMP, ce n'est qu'un bloc de haine », décrypte un fidèle, qui assure qu'il « tendra la main » aux « fidèles comme aux félons ». « Pour redresser le pays, il faut commencer par refonder l'opposition », appuie Brice Hortefeux. Côté calendrier, l'ancien président, qui a pris la décision de se lancer, se donne encore quelques jours pour l'annoncer. « Autour du 20 septembre, ce serait bien », précise un proche. Cette semaine, il a beaucoup reçu : Jean-Pierre Raffarin, le coleader de la Droite forte Guillaume Peltier, Hervé.
Faut-il craindre une guerre avec la Russie ?
"On peut véritablement imaginer, maintenant, des scénarios très noirs." La mise en garde est signée Didier Burkhalter, le président en exercice de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Alors que la Russie nie toute implication dans le conflit en Ukraine, la perspective d'un nouveau front à la frontière russo-balte inquiète les pays occidentaux. "Moscou est pratiquement en guerre contre l'Europe", a avancé la présidence lituanienne, le 30 août.
Un sommet de l'Otan s'ouvre, jeudi 4 septembre, à Newport (pays de Galles, Royaume-Uni). Il devrait notamment acter la naissance d'un "plan de réactivité" permettant d'envoyer rapidement plusieurs milliers de soldats dans l'est de l'Europe. Le spectre d'un conflit entre la Russie et les pays membres de l'Alliance atlantique se précise-t-il ?
Oui, la Russie montre ses muscles
"Si je le veux, en deux semaines, je prends Kiev." La petite phrase du président russe, Vladimir Poutine, rapportée par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, apparaît comme une nouvelle démonstration de force de Moscou. Après avoir annexé la Crimée, la Russie est accusée d'être à la manœuvre dans l'est de l'Ukraine, aux côtés des séparatistes, ce qu'elle dément.
"Mieux vaut ne pas nous chercher", a prévenu le président russe, le 29 août, devant de jeunes militants réunis près de Moscou. "Je vous rappelle que la Russie est l'une des premières puissances nucléaires mondiales", a-t-il ajouté, avant de révéler "un renforcement de la force de dissuasion nucléaire" du pays. Le 14 août, il avait déjà promis à l'Occident une "surprise" avec "de nouvelles armes nucléaires offensives", selon le site américain Salon (en anglais).
Les statistiques sont en baisse car les surveillants ne portent pas plainte
ENTRETIEN - Citoyen-assesseur à la prison d’Agen (Lot-et-Garonne) depuis 2011, Hélène Erlingsen-Creste décrit, dans un livre à paraître jeudi, la violence dans les prisons…
Elle a embrassé cette cause un peu par hasard. En découvrant une brochure dans une mairie. Citoyen assesseur à la maison d'arrêt d'Agen (Lot et Garonne) depuis 2011, Hélène Erlingsen-Creste n'a pas été découragée par les insultes et les violences inhérentes au monde pénitentiaire.
>> Les faits: Les violences en baisse dans les prisons françaises
Chaque semaine, elle franchit le mur d'enceinte pour juger les détenus qui ont commis des délits à l'intérieur même de la prison. Alors que la Chancellerie a annoncé, ce mardi, avoir constaté une baisse des violences physiques dans les prisons françaises, elle raconte son expérience à 20 Minutes…
Chiffres à l'appui, le ministère de la Justice assure que les agressions physiques sont en baisse dans les prisons. Quel est votre sentiment?
Je suis surprise car ce n'est pas vraiment mon sentiment. Quand je suis entré à la prison d'Agen, j'ai découvert une zone de non-droit. Tout ce que les détenus faisaient avant semble se poursuivre derrière les barreaux. Les drogués continuent de se droguer, les voleurs continuent à racketter les autres. Et les violents continuent à taper. A mon avis, les statistiques sont en baisse car les surveillants ne portent pas plainte et ne lancent pas de procédure spécifique.
Dans quel but? Maintenir la paix sociale?
Exactement. Les surveillants banalisent beaucoup la violence qu'ils subissent au quotidien. Ils se disent qu'une procédure ne calmera sans doute pas la situation avec le détenu. Et même quand ils lancent les poursuites, ils ne réclament pas forcément de sanction très lourde.
>> Prisons: Un système au bord de l'asphyxie
Un exemple: la semaine dernière, un détenu était jugé en commission disciplinaire pour avoir insulté, menacé et tenté de.
La revalorisation des petites retraites retardée ?
La revalorisation des pensions de retraite inférieures à 1.200 euros, prévue au 1er octobre, risque de ne pas intervenir dans les délais, en raison de retards juridiques et de difficultés techniques, a indiqué mercredi 3 septembre une source proche du dossier.
Le gel des pensions de retraite supérieures à 1.200 euros jusqu'en octobre 2015 a été entériné dans le budget rectificatif de la Sécu.
Un décret pas encore transmis
La piste retenue pour la mise en place de cette revalorisation partielle est le répertoire des échanges inter-régimes de retraites (EIRR), déjà utilisé, mais à petite échelle, pour la majoration des pensions de réversion ou le minimum contributif. L'élargir à tous les retraités nécessite un raccordement entre les régimes, et présente donc des difficultés techniques. La Cnav sera l'opérateur chargé de déterminer le montant global de chaque retraite et d'indiquer aux autres régimes à qui appliquer la revalorisation.
Pour que cet outil soit utilisé plus largement, il faut un vecteur juridique, un décret, qui n'est pas encore transmis, précise une source proche du dossier.
Après avoir décidé le gel des retraites jusqu'en octobre 2015, qui devait générer 1,3 milliard d'économies, le gouvernement avait annoncé que cette non revalorisation ne toucherait que les retraités, tous régimes confondus (salariés du privé, agriculteurs, fonctionnaires, artisans, etc...), percevant plus de 1.200 euros (cumul de la retraite de base et des pensions complémentaires).
Reprise des discussions sur le nucléaire iranien
Des responsables américains et iraniens reprendront jeudi 4 septembre à Genève les discussions sur le programme nucléaire iranien, ont déclaré mercredi des responsables américains.
La délégation américaine, dirigée par le secrétaire d'Etat adjoint Bill Burns et la sous-secrétaire d'Etat Wendy Sherman, rencontrera des responsables iraniens jeudi et vendredi à Genève, a déclaré le département d'Etat dans un communiqué diffusé mercredi soir.
"Ces consultations bilatérales auront lieu dans le cadre des négociations nucléaires P5+1 conduites par le Haut représentant de l'UE Cathy Ashton", indique le communiqué.
L'Iran et les pays du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) devaient initialement reprendre les négociations à la mi-septembre en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.
Accord définitif en vue
Ils avaient conclu à Genève un accord intérimaire nucléaire de six mois renouvelables, entré en application le 20 janvier. En juillet, ils se sont donné quatre mois supplémentaires, jusqu'au 24 novembre, pour sceller un accord définitif qui doit permettre de garantir la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien en échange de la levée totale des sanctions occidentales et de l'ONU qui asphyxient l'économie iranienne depuis plusieurs années.
Les puissances occidentales et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique, alors que Téhéran affirme que son programme nucléaire est purement civil.
Rentrée: Les huit atouts de l’école française
EDUCATION - Trois experts de l'éducation évoquent les vraies réussites de l'école française selon eux...
Souvent décrié, le système éducatif français bénéficie pourtant de vrais atouts. Pour prendre le contre-pied des critiques, 20 minutes a demandé à trois experts de l'éducation d'évoquer les mérites de l'école française pour eux
1 La laïcité permet à chacun de trouver sa place
«En France, l'école publique ne doit pas être un lieu d'exercice des confessions. Cette conception de la laïcité permet à tous les élèves de toutes les origines de s'identifier à l'école», se félicite Claude Lelièvre, historien de l'éducation.
2 Les Français aiment leur école
Ils la critiquent, mais au fond, ils en attendent beaucoup. «L'éducation est une valeur incontestée par les Français et l'école est considérée comme un enjeu essentiel. Ils croient encore à la fonction émancipatrice du savoir. Cela joue forcément sur les moyens que les gouvernements successifs consacrent à l'éducation», estime François Dubet, sociologue de l'Education.
3 Les profs ont un bon niveau académique
Depuis la réforme de la formation des enseignants initiée par Vincent Peillon, un master est désormais requis pour enseigner. «Les enseignants ont un niveau académique élevé», reconnaît Eric Charbonnier, expert éducation à l'OCDE. «D'ailleurs les professeurs des écoles maternelles figurent parmi les plus diplômés des pays développés. Et la réforme de la formation mélange désormais savoirs et savoirs faire», souligne-t-il, qui estime cependant que la pédagogie n'est pas suffisamment développée dans la formation des enseignants.
Ukraine, Etat islamique: que peut faire l'Otan ?
Tandis que les crises se multiplient en Ukraine et en Irak, le sommet de l'Otan s'ouvre ce jeudi à Newport au Royaume-Uni, en présence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Alliance. Olivier Kempf, politologue et chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), décrypte la stratégie des alliés.
Le sommet de l'Otan sera dominé par la crise en Ukraine. Certains voisins de la Russie -Pologne et pays Baltes en tête- appellent à une réponse plus énergique à l'encontre de Moscou. Que peut faire l'Otan?Dans la crise ukrainienne, la réponse de l'Alliance atlantique est double. La première s'adresse aux alliés, et notamment aux Etats Baltes, à la Pologne et aux pays d'Europe centrale et orientale, qui s'inquiètent de la résurgence de la puissance russe, laquelle n'hésite pas à utiliser ses moyens militaires pour atteindre ses objectifs. L'Otan a répondu par des mesures de réassurance depuis le début de juin, en renforçant notamment la police du ciel au-dessus des pays baltes. Lors du sommet sera également annoncée la création d'une force de réaction très rapide, capable de déployer 4000 hommes en deux jours - au lieu d'une semaine aujourd'hui.
La seconde réponse s'adresse à l'Ukraine, qui ne fait pas partie de l'Alliance atlantique: Kiev n'est pas un allié mais un partenaire. Or l'Otan a manifesté son soutien politique au gouvernement légitime ukrainien. Elle a également livré une guerre de l'information pugnace avec la Russie, en répondant, chaque fois que nécessaire et preuves à l'appui, aux avancées des troupes russes.
Ces mesures de réassurance peuvent-elles aller plus loin? Certains pays demandent une présence militaire accrue sur leur territoire de crainte d'une attaque russe. Un certain nombre de ces mesures répondent à des questions structurelles qui dépassent celle de la Russie. Le sommet de Cardiff signe la fin de l'ère expéditionnaire, qui a commencé en Bosnie en 1995 et se termine.
Cinq fautes qui insupportent les internautes de «20 Minutes»
VOS TÉMOIGNAGES - A tous les «Grammar Nazis» qui nous lisent…
«Je fais aussi des fautes mais je ne peux pas m'empêcher de corriger». Marianne résume bien le monde impitoyable de la langue française, si «retorse», concède Lorelei. De manière aussi binaire qu'un «a» prend un accent ou n'en prend pas, l'intransigeance face aux erreurs grammaticales est totale, inévitable et s'assène «somme toute assez violemment» analyse-t-elle froidement. Parmi tous les accrocs faits au Bescherelle, cités par les internautes de 20 Minutes, accros au dico, voici notre top 5 des fautes d'orthographe, de grammaire voire de français.
Faute n°1: «Comme même» au lieu de «quand même»
«Je n'ai plus foi en l'Humanité depuis que j'ai lu pour la 478e fois "comme même" au lieu de "quand même"». Lorelei est cynique mais cite ici la coquille la plus décriée par les internautes. «Exaspérante», enfonce Jordan.
La règle: Il n'y en a pas. C'est «quand même», un point c'est tout. Wiktionary vous le répète, «il y a confusion», c'est une «variante incorrecte utilisée en raison d'une mauvaise compréhension du mot». Pour vous déshabituer, vous pouvez vous dire que Brain sera toujours là pour se moquer de vous si vous persistez.
Faute n°2: «Aller au coiffeur»/«le vélo à mon père»
«C'est si vulgaire». Aly touche du doigt un très bon point. «Un texte écrit est une sorte de carte de visite, estime Barbël, qui montre un côté de la personnalité culturelle et sociale». Quand vous dites que vous allez «au docteur parce que l'orteil à mon pied il est cassé», votre interlocuteur vous visualise instantanément dans la saison 12 de Secret Story. Avez-vous vraiment envie de ça?
Quand les nouvelles technologies nuisent à votre santé
SOCIETE - Plus d'un Français sur deux continue à travailler pendant ses vacances...
«Les prisonniers du boulot. N'font pas de vieux os», chantait Henri Salvador en 1965. A l'heure du numérique, les paroles prennent encore plus de sens.
Les Français sont de plus en plus nombreux à ne pas déconnecter du travail pendant leurs temps de repos. La CGT des ingénieurs, cadres, et techniciens (UGICT-CGT) lance jeudi une campagne pour «le droit à la (dé) connexion». «Les chiffres du temps de travail hebdomadaire, 39h30 pour les salariés et 44 heures pour les cadres, sont sous-estimés car de très nombreux salariés reconnaissent utiliser les nouvelles technologies de communications et d'informations pour usage professionnel en dehors de leur temps de travail», explique Sophie Binet, secrétaire générale adjointe du syndicat.
Une relation fusionnelle avec les nouvelles technologies
Une étude publiée mardi par Tripadvisor dévoile par exemple que nous sommes 58 % à vérifier notre messagerie professionnelle durant nos vacances. Une habitude qui s'explique par notre relation fusionnelle avec les nouvelles technologies. «Elles se sont immiscées dans notre existence de manière continuelle quand elles sont devenues portatives. On a notre smartphone dans notre poche, on y a donc accès partout, cela crée la tentation. Même lorsqu'on est à l'autre bout de la France, consulter ses mails est devenu un réflexe», explique Elizabeth Rossé, psychologue spécialisée dans les nouvelles technologies.
«Parallèlement à ça, on remarque qu'il y a de moins en moins de frontières claires et distinctes entre la sphère personnelle et professionnelle. Les gens prennent leur billet de train depuis leur poste de travail, et dans le même temps vont répondre à leurs collègues le week-end. Internet offre aux utilisateurs le don d'ubiquité», poursuit Elizabeth Rossé.
"L'école doit aider à conquérir sa liberté"
Le diagnostic de Jean-Michel Blanquer sur l'Education est celui d'un expert lucide. Il le détaille dans un livre qui vient de paraître - L'Ecole de la vie (Odile Jacob). Pour L'Express, l'actuel patron de l'Essec explique pourquoi le système scolaire doit faire sa révolution culturelle.
L'éducation, "c'est le premier des biens", écrit-il en introduction de son livre L'Ecole de la vie, paru le 3 septembre, chez Odile Jacob. Ancien recteur de l'académie de Guyane, puis de celle de Créteil, ex-directeur général de l'enseignement scolaire, soit n° 2 du ministère de la rue de Grenelle, Jean-Michel Blanquer fut également conseiller au cabinet de Gilles de Robien et de Luc Chatel, ministres de l'Education nationale. Depuis de nombreuses années, ce professeur de droit public questionne et jauge notre système éducatif. Directeur général de l'Essec depuis un an, il poursuit sa réflexion. En voici quelques éléments.
Quelque 12 millions d'élèves et 840000 professeurs rentrent en classe. Comment va l'école?La situation est très hétérogène. Nous conservons des points forts mais notre système cumule de nombreux problèmes. Deux difficultés le paralysent : une forte résistance au changement et une infantilisation déresponsabilisante de tous les acteurs via une organisation très hiérarchique. Il y a aussi une perte de repères au plan pédagogique. Certes, il existe des centaines d'initiatives heureuses sur le terrain. Mais les professeurs ont souvent le sentiment de vivre sous une chape de plomb, sans perspectives.
Pour beaucoup, le monde de l'Education paraît fossilisé. Qu'en pensez-vous?Ce sentiment domine, il est vrai. Il est dû, en grande partie, aux syndicats. Au nom de l'égalitarisme, ils passent leur temps à s'opposer de façon systématique et idéologique à tout progrès. Je me souviens notamment de la violence des réactions suscitées par mon souhait de distribuer une aide au logement aux professeurs qui acceptaient de s'installer en.
Dilma Rousseff réduit l'écart sur Marina Silva au Brésil
BRASILIA (Reuters) - La présidente brésilienne, Dilma Rousseff, a réduit l'écart qui la sépare de la candidate d'opposition Marina Silva dans la perspective probable d'un second tour à l'élection présidentielle du mois prochain, selon deux sondages publiés mercredi.
D'après l'enquête de l'institut Ibope publiée par le quotidien O Estado de Sao Paulo, la candidate écologiste, ex-ministre de l'Environnement sous la présidence de Luiz Inacio Lula da Silva, le prédécesseur et mentor de Dilma Rousseff, continue de faire la course en tête avec 46% des intentions de vote contre 39% pour la présidente sortante, mais l'écart a chuté de deux points en une semaine.
Au premier tour, prévu le 5 octobre, Dilma Rousseff progresse également, passant de 34 à 37% des intentions de vote tandis que Marina Silva enregistre également une poussée, de 29% à 33%.
L'institut de sondage Datafolha mesure pour sa part Marina Silva à 48% et Dilma Rousseff à 41% dans les intentions de vote en vue du second tour, le 26 octobre. La précédente enquête Datafolha, vendredi dernier, créditait la candidate de l'opposition d'une avance de dix points, à 50% contre 40%.
Au premier tour, la présidente sortante gagne un point, à 35%. Marina Silva reste à 34%.
Ces mouvements d'opinion desservent le troisième candidat, le centriste Aecio Neves, qui chute de quatre points à 15% dans l'enquête Ibope.
Marina Silva, arrivée en troisième position avec près de 20% des suffrages à l'élection présidentielle de 2010, est entrée en lice fin août seulement sous les couleurs du Parti socialiste brésilien (PSB), remplaçant Eduardo Campos, mort dans un accident d'avion le 13 août, dont elle était la colistière.
En cas de victoire, elle mettrait fin à douze années de présence au pouvoir du Parti des travailleurs (PT) de Lula et Rousseff.
Le sondage Ibope a été réalisé entre dimanche et mardi auprès de 2.506 électeurs, l'enquête Datafolha entre lundi et mercredi auprès de 10.336 électeurs.
Un sommet de l'Otan pour faire face au défi russe
Dans un contexte international explosif, le sommet s'ouvrira en fin de matinée en présence d'une soixantaine de chefs d'État et de gouvernement.
Le sommet de l'Otan s'ouvre jeudi à Newport (Royaume-Uni) sur fond de tensions extrêmes avec la Russie, accusée d'agression militaire en Ukraine, alors que la pression s'accentue sur Moscou, Paris ayant décidé de suspendre la livraison d'un navire de guerre. Dans un contexte international explosif, le sommet, qui s'ouvre en fin de matinée en présence d'une soixantaine de chefs d'État et de gouvernement, abordera aussi d'autres crises, particulièrement celle de l'État islamique en Irak et en Syrie, dont la menace est de plus en plus pressante.
Au lendemain de la décapitation d'un deuxième journaliste américain, la lutte contre cette organisation djihadiste ultra-violente sera au centre du dîner des chefs d'État jeudi soir, et la constitution d'une coalition pour combattre l'EI, souhaitée par les Américains, devrait faire l'objet de réunions en marge du sommet. "Ceux qui ont assassiné James Foley et Steven Sotloff en Syrie devraient savoir que les États-Unis leur feront également rendre des comptes, quel que soit le temps que cela prendra", a promis mercredi le secrétaire d'État américain John Kerry.
Détermination
L'Ukraine, où la situation s'est dégradée avec la participation de soldats russes aux combats aux côtés des rebelles séparatistes, fera l'objet d'une première réunion avant même l'ouverture du sommet entre le président Petro Porochenko et les dirigeants américain, britannique, allemand, français et italien. M. Porochenko informera à cette occasion ses homologues de son "évaluation" de "la situation sur le terrain et de ses discussions avec le président (russe Vladimir) Poutine", selon une source gouvernementale britannique.
Assassinat des moines de Tibéhirine: Après deux reports, Alger autorise la visite d'un juge français
ENQUETE - La justice algérienne avait prononcé deux reports cette même année…
La justice algérienne a donné son feu vert à une visite en octobre du juge français chargé de l'enquête sur l'assassinat des sept moines de Tibéhirine en 1996, après deux reports cette année qui avaient provoqué la colère de ce magistrat.
«Les autorités judiciaires ont donné leur feu vert à une visite les 12 et 13 octobre en Algérie» du juge français Marc Trévidic, a déclaré mercredi à l'AFP le ministre algérien de la Justice, Tayeb Louh.
Le magistrat antiterroriste, qui enquête sur cet assassinat, a dû reporter deux fois cette année cette visite, notamment faute d'avoir reçu l'invitation officielle d'Alger. Le 9 juillet, Marc Trévidic s'était montré excédé de ces reports: «il va falloir savoir si on se moque de nous», avait-il lancé sur la radio France Inter.
>> Retour sur 18 ans d'enquête
Après le second report en mai, Taveb Louh avait assuré qu'il n'existait «aucun différend» entre les justices algérienne et française concernant cette enquête.
Disparition non expliquée
L'avocat des proches des religieux, Me Patrick Baudouin, a salué l'annonce du ministre algérien. «Je prends acte avec satisfaction de cette déclaration à caractère officiel du ministre algérien de la Justice, dont j'espère qu'elle engage les autorités algériennes de manière définitive», a déclaré Me Baudouin à l'AFP.
Marc Trévidic et sa consoeur Nathalie Poux avaient obtenu en novembre 2013 l'accord de principe des autorités algériennes pour assister à l'exhumation des têtes des moines enterrées à Tibéhirine, et à leur autopsie dans le but de faire la lumière sur leur assassinat.
«La procédure d'expertise et d'autopsie sera assurée par des experts algériens», a précisé Taveb Louh. Selon le ministre, le magistrat algérien en charge de ce dossier doit, de son côté, se rendre en France le 21 octobre pour mener des.
Clooney va adapter au cinéma le scandale britannique des écoutes
LOS ANGELES (Reuters) - L'affaire des écoutes téléphoniques illégales qui a ébranlé le groupe Murdoch et éclaboussé la classe politique britannique va être portée à l'écran par l'acteur et réalisateur américain George Clooney, annonce mercredi le studio Sony Pictures Entertainment.
"Hack Attack" sera adapté du livre du même nom publié cette année par le journaliste Nick Davies qui détaille comment des journalistes britanniques ont piraté les messageries téléphoniques de célébrités, de membres de la famille royale et de victimes de faits divers.
"Cette affaire contient tous les ingrédients - le mensonge, la corruption, le chantage - au plus niveau du gouvernement par le plus grand journal de Londres. Et le fait que cela soit vrai rend l'histoire encore meilleure", souligne George Clooney dans un communiqué.
L'affaire, qui a éclaté en 2011, a conduit Rupert Murdoch à fermer brutalement l'hebdomadaire tabloïd News of the World après 168 ans d'existence. Son groupe a également dû renoncer à son offre de 12 milliards de dollars sur le bouquet de télévision payante BSkyB.
Dans son volet judiciaire, le scandale a valu notamment à Andy Coulson, l'ancien conseiller médias du Premier ministre David Cameron, une condamnation à dix-huit mois de prison, prononcée au début de l'été.
David Cameron a dû présenter des excuses devant le Parlement pour l'avoir recruté.
Le film entrera en production l'année prochaine.
(Eric Kelsey, Henri-Pierre André pour le service français)
Netflix obtient les droits mondiaux pour une série sur les origines de Batman
Le premier épisode de « Gotham » n'a pas encore été diffusé, pourtant Netflix mise sur ce préquel de Batman pour conquérir le marché mondial de la vidéo sur Internet. Pour la première fois depuis sa création, l'entreprise américaine vient de décrocher l'exclusivité des droits de rediffusion en ligne de la nouvelle série télévisée des studios de production Warner Bros.
> Lire aussi en édition abonnés : Fort de ses succès, Netflix poursuit son expansion internationale tous azimuts
Chaque saison sera accessible pour les abonnés à partir de 2015. L'accord vaut pour tous les pays où Netflix est actuellement présent, ainsi que pour « d'autres territoires sélectionnés » non détaillés. Le montant de ce partenariat n'a pas été dévoilé par les deux groupes mais selon le site américain Deadline, il porterait sur 1,75 million de dollars par épisode.
« UN INTÉRÊT MASSIF »
Netflix produit déjà ses propres séries directement distribuées en ligne, comme « House of cards » ou « Orange is the new black », mais c'est la première fois qu'il achète les droits exclusifs d'une série télévisée avant sa diffusion.
> Lire aussi : Netflix lance un « House of cards » à la sauce marseillaise
Très attendue, « Gotham », dont la première saison débutera le 22 septembre sur le réseau Fox aux Etats-Unis, traite de la rencontre entre le jeune détective James Gordon et le futur Batman, Bruce Wayne, qui vient de devenir orphelin.
les discussions entre les États-Unis et l'Iran reprennent
Des responsables américains et iraniens reprendront jeudi à Genève les pourparlers sur le programme nucléaire iranien, selon les États-Unis.
Des responsables américains et iraniens reprendront jeudi à Genève les discussions sur le programme nucléaire iranien, ont déclaré mercredi des responsables américains.
La délégation américaine, dirigée par le secrétaire d'État adjoint Bill Burns et la sous-secrétaire d'État Wendy Sherman, rencontrera des responsables iraniens jeudi et vendredi à Genève, a déclaré le département d'État dans un communiqué diffusé mercredi soir.
"Ces consultations bilatérales auront lieu dans le cadre des négociations nucléaires P 5 + 1 conduites par la haute représentante de l'UE Cathy Ashton", indique le communiqué.
L'Iran et les pays du groupe 5 + 1 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) devaient initialement reprendre les négociations à la mi-septembre en marge de l'Assemblée générale des Nations unies.
Ils avaient conclu à Genève un accord intérimaire nucléaire de six mois renouvelables, entré en application le 20 janvier. En juillet, ils se sont donné quatre mois supplémentaires, jusqu'au 24 novembre, pour sceller un accord définitif qui doit permettre de garantir la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien en échange de la levée totale des sanctions occidentales et de l'ONU qui asphyxient l'économie iranienne depuis plusieurs années.
Les puissances occidentales et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique, alors que Téhéran affirme que son programme nucléaire est purement civil.
L'Iran est "optimiste" quant à un accord international sur son programme nucléaire avant la date butoir du 24 novembre, a affirmé mardi le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Livre de Trierweiler: "Faux normal", Hollande est "mis à nu"
Les éditorialistes de la presse nationale et régionale taclent sévèrement le "déballage intime" qui accompagne la publication ce jeudi de Merci pour ce moment, le livre de l'ex-compagne du président.
Un livre qui révèle des scènes de la vie intime du président, mais qui se révèle explosif pour son image. Voilà comment la presse juge Merci pour ce moment, l'ouvrage de Valérie Trierweiler publié ce jeudi aux éditions Les Arènes. Tour d'horizons des commentaires des éditorialistes de la presse écrite.
>> lire aussi: les phrases choc de Valérie Trierweiler
Pour beaucoup, la publication de ce livre est dévastatrice pour François Hollande. C'est un "grand déballage", assure Christophe Bonnefoy (Le Journal de la Haute-Marne). "Un déballage d'autant plus destructeur, potentiellement, qu'il ne touche plus le Président, mais l'homme lui-même. (...)
C'est "l'attaque la plus perfide qui soit à l'encontre de l'ancien 'homme de sa vie'", juge ainsi Cécile Cornudet (Les Echos). "Cynisme et indifférence, boniment et condescendance: le président normal est mis à nu, abonde Yves Thréard dans Le Figaro. "Le spectacle est affligeant, l'obscénité à son comble."
"Le 'président normal' était un mythe, une construction médiatique opposée à Nicolas Sarkozy, le président bling-bling, l'enfant roi habitué à casser tous ses jouets", estime pour sa part Philippe Waucampt (Le Républicain Lorrain). "Ce faux normal est une fois de plus rattrapé par la banalité de sa vie privée", ajoute-t-il.
"Ne lui reste plus qu'à apparaître en caleçon derrière une porte de placard"
Les éditorialistes ne sont pas ailleurs pas tendre avec l'ex-compagne du chef de l'Etat. "C'était évidemment trop demander à Valérie Trierweiler que de contenir sa rancoeur. Elle aurait dû", souffle Jacques Camus (Groupe Centre-France)
Dilma Rousseff regagne du terrain
La candidate écologiste et évangélique brésilienne Marina Silva demeure favorite de l'élection présidentielle d'octobre, mais la présidente de gauche Dilma Rousseff qui vient de muscler sa campagne regagne du terrain, selon un nouveau sondage publié mercredi
Les deux femmes feraient techniquement jeu égal au premier tour du 5 octobre, Dilma Rousseff obtenant 35% des voix contre 34% pour l'opposante, selon ce sondage de l'Institut Datafolha comportant une marge d'erreur de "/-2%.
La précédente enquête publiée le 28 août par le même institut créditait les deux candidates de 34% des intentions de vote chacune.
Au deuxième tour, Marina Silva l'emporterait toujours avec 48% (en baisse de 2%) contre 41% pour Dilma Rousseff ("1%), qui réduit toutefois son retard de 10 à sept points par rapport à la précédente enquête.
La progression de la présidente coïncide avec le durcissement de sa campagne contre Marina Silva, apôtre d'une "nouvelle politique" en rupture avec les grands partis traditionnels.
La candidature imprévue et l?ascension fulgurante de Marina Silva, qui a remplacé son allié du Parti socialiste brésilien (PSB) Eduardo Campos, décédé le 13 août dans un accident d'avion, ont bouleversé la campagne électorale dont Dilma Rousseff faisait au départ figure de favorite.
Prenant la mesure du danger, la présidente sortante est passé à l'offensive depuis lundi, multipliant les attaques contre les "incohérences" du programme de sa rivale et en mettant en doute sa capacité à former une majorité parlementaire stable.
Le grand perdant de la campagne est pour le moment le candidat social-démocrate Aécio Neves, qui cède encore 4 points et obtient désormais seulement 14% des intentions de vote.
Le sondage a été effectué auprès d'un échantillon représentatif de 10.054 électeurs, entre le 1er et le 3 septembre.
L'Inde en état d'alerte après les menaces d'Al Qaïda
NEW DELHI (Reuters) - Les services de renseignement indiens ont demandé jeudi aux gouvernements provinciaux de plusieurs Etats de se placer en état d'alerte à la suite de l'annonce de la création d'une branche d'Al Qaïda en Asie du Sud.
Le chef du mouvement islamiste, Ayman al Zaouahri, l'a annoncée dans une vidéo diffusée mercredi sur internet.
Il y dit que la naissance d'"Al Qaïda dans le sous-continent indien" est une bonne nouvelle pour les musulmans "de Birmanie, du Bangladesh, de l'Assam, du Gujarat, d'Ahmedabad et du Cachemire" face à l'"injustice" et à l'"oppression".
Il réaffirme également sa loyauté à l'égard du chef des taliban afghans, le mollah Omar.
La diffusion de cette vidéo de 55 minutes survient alors que l'émergence de l'Etat islamique en Syrie et en Irak fragilise Al Qaïda.
Le mouvement créé par Oussama ben Laden, à l'origine des attentats du 11 septembre 2001, semble en perte de vitesse face au mouvement d'Abou Bakr al Baghdadi, qui s'est proclamé "calife" de l'Etat islamique et a appelé tous les mouvements djihadistes à lui prêter allégeance.
Issu d'Al Qaïda à sa création en Irak par Abou Moussab al Zarkaoui, tué par les forces américaines en 2006, l'Etat islamique a rompu en 2013 avec Zaouahri.
La déclaration de ce dernier ne mentionne pas directement l'Etat islamique ni Baghdadi, mais elle s'apparente à un coup porté au mouvement djihadiste qui occupe de larges territoires en Syrie et en Irak.
(Frank Jack Daniel, avec William MacLean à Dubai, Guy Kerivel t Henri-Pierre André pour le service français)
près de 15% des foyers en "insécurité alimentaire" en 2013
Près de 15% des foyers américains ont été en situation d'"insécurité alimentaire" en 2013 par manque de ressources financières, selon un rapport gouvernemental publié mercredi.
"14,3% des foyers américains (17,5 millions de foyers) (...) ont eu des difficultés à un certain moment de l'année à fournir assez de nourriture à l'ensemble de leurs membres en raison d'un manque de ressources", a indiqué le ministère de l'Agriculture américain dans un rapport.
L'évolution par rapport aux 14,5% recensés en 2012 n'est pas "statistiquement significative", selon le ministère, ajoutant toutefois que le déclin par rapport à 2011 (14,9%) était plus important.
"Une minorité de foyers américains font face à une insécurité alimentaire un moment dans l'année, ce qui veut dire que leur accès à une nourriture adéquate est limité par un manque d'argent ou d'autres ressources", explique le ministère.
Sur l'année 2013, 5,6% des foyers américains ont connu des situations plus extrêmes de "très faible sécurité alimentaire" se traduisant par une "perturbation de l'alimentation normale" au cours de l'année, précise le ministère.
Au total, 3,8 millions de foyers américains ont été dans l'incapacité "d'apporter une alimentation nutritive et adéquate" pour leurs enfants, relève le rapport.
Selon ce document, le taux d'insécurité alimentaire est "significativement plus élevé" dans les familles mono-parentales et dans les foyers afro-américains ou hispaniques.
deux demi-frères innocentés après trente ans de prison
Trente ans derrière les barreaux pour rien. Deux demi-frères ont été innocentés, mardi 2 septembre, du viol et du meurtre d'une petite fille grâce à des tests ADN. Henry Lee McCollum, 50 ans, et son demi-frère Leon Brown, 46 ans, deux Noirs, ont été mis à hors de cause par un juge du comté de Robeson en Caroline du Nord (Etats-Unis).
En 1983, le corps de Sabrina Buie, 11 ans, est retrouvé dans la petite ville de Red Spring, dans un champ au milieu de cannettes de bière et de mégots de cigarettes. Henry Lee McCollum et Leon Brown, qui "souffrent de graves handicaps mentaux", sont suspectés. Ils n'ont alors que 19 et 15 ans.
Les expertises ADN désignent un riverain
D'après les avocats, la seule preuve présentée contre eux avait été "des faux aveux obtenus par la police". Le jeune McCollum avait d'abord affirmé ne rien savoir du crime, puis avait signé des aveux après "cinq heures d'interrogatoires intenses". En 1984, les deux jeunes avaient été condamnés à mort, peine commuée plus tard pour Leon Brown à la perpétuité. Ils avaient ensuite constamment clamé leur innocence.
Des expertises ADN pratiquées en 2010 ont conduit à une nouvelle piste, celle d'un homme qui vivait à 100 m du champ où a été retrouvé le corps de la fillette. Roscoe Artis, 74 ans, avait violé et tué dans la même ville une jeune fille de 18 ans, Joann Brockman. Le corps de l'adolescente avait aussi été retrouvé nu dans un champ, moins d'un mois après la mort de la fillette. L'homme, qui purge une peine de prison à perpétuité, n'avait néanmoins jamais été interrogé sur la mort de la fillette.
En mars, Glenn Ford, 64 ans, a également été libéré après trente ans de prison. Condamné pour le meurtre d'un horloger de Louisiane, il a été innocenté sur la foi de nouveaux témoignages.
Chômage stable au 2e trimestre en métropole, à 9,7%, selon l'Insee
Le taux de chômage est resté stable au 2e trimestre en métropole, touchant 9,7% de la population active, et a légèrement augmenté en incluant l'Outre-mer (+0,1 point, à 10,2%), a annoncé jeudi 4 september l'Insee.
Sur un an, le taux de chômage, mesuré par l'Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), baisse de 0,2 point dans l'Hexagone, et de 0,1 point en incluant l'Outre-mer. A l'opposé, le deuxième "thermomètre du chômage", le nombre d'inscrits à Pôle emploi, a lui continué à grimper.
Photos nues sur Internet : c'est un viol !
La diffusion illégale par un pirate informatique de photos privées et dénudées de dizaines de célébrités soulève de nombreuses questions.
Le vol de grande ampleur de photos de célébrités nues, postées sur la toile, peut être assimilé à une forme de harcèlement en ligne, voire à une forme d'agression sexuelle, avec des traumatismes à la clé. Pour la psychothérapeute Judi Bloom, interrogée par l'AFP, la fuite de photos dénudées "est une forme d'agression sexuelle et une manière de transformer les femmes en objets" pour les "prédateurs sexuels". Ce n'est pas aussi "traumatisant qu'une vraie agression sexuelle" mais ces actes "font des dégâts, car les individus touchés se voient victimes d'une invasion totale de leur vie privée".
Après la diffusion illégale dimanche par un pirate informatique de photos privées et dénudées de dizaines de célébrités, dont Rihanna, Jennifer Lawrence, Kate Upton, ou Kirsten Dunst, certaines voix ont ironisé sur les réseaux sociaux sur le thème : "Ces actrices ne sont guère plus habillées sur ces photos que dans les magazines." @LivElizabethh déclarait ainsi "Kate Upton est en colère que ses photos aient fuité... J'imagine parce qu'elle n'a pas été payée pour elles." Une éditorialiste du LA Times, Robin Abcarian, affirme aussi : "Si vous ne voulez pas que des gens voient votre corps nu, ne posez pas pour des photos."
"Une agression sexuelle"
Mais de nombreuses voix s'élevaient pour défendre les victimes de ce vol massif de photos personnelles, l'un des plus importants jamais connus. L'actrice Emily Watson a ainsi tweeté : "Pire encore que de voir la vie privée de femmes violées sur les réseaux sociaux, c'est de lire les commentaires qui montrent si peu d'empathie." L'actrice et créatrice de la série télé à succès Girls Lena Dunham a dénoncé "non pas un piratage mais une agression.
La police de Ferguson dans le viseur de la justice américaine
Le ministère de la justice américain doit annoncer prochainement l'ouverture d'une enquête sur les pratiques de la police à Ferguson, dans l'Etat du Missouri, rapporte, mercredi 3 septembre, The Washington Post. Elle devrait être officialisée jeudi.
Les investigations seront menées indépendamment de celles du FBI sur la mort de Michael Brown, un jeune Noir tué en pleine rue par un officier blanc le 9 août alors qu'il n'était pas armé.
> Lire : Meurtre de Michael Brown : tout comprendre à l'affaire qui secoue les Etats-Unis
C'est la division chargée des droits civiques qui prendrait les rênes de l'enquête, précise le quotidien. Si celle-ci se concentrera avant tout sur les forces de l'ordre de cette ville de la banlieue de Saint Louis, elle pourrait toutefois être élargie à d'autres services du comté où la police est essentiellement composée d'officiers blancs en charge de communautés majoritairement noires.
Le chef de la police de Ferguson, Thomas Jackson, a indiqué que son service était prêt à accueillir les enquêteurs.
« Nous n'avons pas de politiques ou de procédures intentionnelles discriminatoires ou qui violent les droits civiques. Mais si d'aventure, certaines de nos pratiques le faisaient de manière non intentionnelle, il est important que nous le sachions. »
Dans son équipe, composée de 53 officiers, quatre seulement sont Afro-américains.
« JE SUIS AUSSI UN HOMME NOIR »
Ce n'est pas la première fois que les autorités fédérales se penchent sur ce problème. Le ministère de la justice a déjà ouvert plusieurs dizaines enquêtes sur les pratiques des forces de l'ordre sous le mandat du procureur général Eric Holder. Deux fois plus que pour les cinq années précédant son arrivée à ce poste, rappelle The New York Times.
Selon The Washington Post, au moins 34 départements de police sont concernés par des investigations sur de possibles cas de violation des droits civiques.
INDE. Un signe vole 10.000 roupies et les disperse depuis un toit
Un singe a déclenché une chasse au trésor dans une ville du nord de l'Inde en dispersant des billets de banque depuis le toit d'un immeuble, ont raconté des témoins.
Des passants de la ville de Shimla ont repéré ce singe qui tenait un paquet de billets, installé sur un bâtiment en travaux où il était entré pour trouver de la nourriture.
Ne trouvant rien à se mettre sous la dent, il a volé 10.000 roupies (130 euros) qu'un employeur détenait pour payer ses salariés, selon le quotidien local Amar Ujala.
"Je rentrais d'un temple à proximité quand j'ai vu des gens regarder des billets qui volaient. J'ai alors remarqué un singe qui les jetaient d'un arbre", a raconté un habitant, Ashok Kumar, à l'AFP.
Je me suis joint à la foule et j'ai ramassé deux billets de 100 roupies".
Les ouvriers qui travaillaient sur le site ont tenté en vain d'attraper le primate voleur qui jetait malicieusement les billets du toit avant de continuer sa distribution d'un arbre, devant une foule qui a passé près d'une heure à essayer de les attraper.
Shimla, capitale de l'Etat montagneux de l'Himachal Pradesh, abrite une importante population de singes qui harcèlent fréquemment touristes et habitants.
Les singes sont très respectés par les hindous mais ils peuvent devenir menaçants, dévaster jardins et bureaux et même attaquer les personnes transportant de la nourriture.
Al-Qaida veut créer un califat sur le sous-continent indien
TERRORISME - L'organisation terroriste lance une nouvelle branche...
Le chef du réseau Al-Qaida, Ayman al-Zawahiri, a annoncé dans une vidéo diffusée mercredi la création d'une nouvelle branche du mouvement islamiste radical sur le sous-continent indien. Dans cette vidéo, Zawahiri affirme que cette branche entend «anéantir les frontières artificielles» qui divisent les musulmans dans cette région, selon le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.
La nouvelle entité d'Al-Qaida, déjà actif en Afghanistan et au Pakistan, veut faire renaître un califat [territoire sous l'autorité d'un calife, successeur du prophète musulman Mahomet] en Birmanie, au Bangladesh et dans certaines parties de l'Inde.
«Al-Qaida en guerre sainte sur le sous-continent indien»
Cette nouvelle branche est nommée en anglais «Qaedat al-Jihad in the Indian Subcontinent» («Al-Qaida en guerre sainte sur le sous-continent indien»). Elle s'est constituée par le regroupement, depuis deux ans, de combattants qui dépendront de l'autorité du Pakistanais Assim Oumar, lui même subordonné au chef des talibans afghans, le mollah Mohammed Omar.
Cette entité islamiste entend «lever le drapeau de la guerre sainte, rétablir la loi islamique, et instaurer la charia d'Allah à travers le sous-continent indien, qui faisait auparavant partie des terres musulmanes, jusqu'à ce que l'ennemi infidèle l'occupe, le fragmente et le divise», selon les propos de Zawahiri rapportés par SITE.
Fondé par Oussama ben Laden, qui a été tué au Pakistan par des commandos américains en mai 2011, le réseau Al-Qaïda revendique depuis longtemps avoir l'autorité sur les jihadistes qui luttent pour restaurer un califat sur les terres considérées comme musulmanes.
Barack Obama veut mobiliser contre l'Etat islamique
DJIHADISTES - La Grande-Bretagne, en première ligne avec un otage britannique risquant d'être la prochaine victime, envisage désormais de s'associer aux frappes américaines contre l'EI. François Hollande a lui souligné l'«importance d'une réponse politique, humanitaire et, si nécessaire, militaire...
Le président américain Barack Obama a battu le rappel de ses alliés mercredi pour lutter contre la menace des jihadistes de l'Etat islamique (EI) qui ont horrifié la communauté internationale en décapitant un deuxième journaliste américain. La Grande-Bretagne, désormais en première ligne avec un otage britannique risquant d'être la prochaine victime, envisage désormais de s'associer aux frappes américaines contre l'EI, lancées le 8 août dans le nord de l'Irak.
Le président français François Hollande, qui a dénoncé un «acte barbare», a lui souligné l'«importance d'une réponse politique, humanitaire et, si nécessaire, militaire dans le respect du droit international» à la menace de l'EI. Après la diffusion de la vidéo de la décapitation de Steven Sotloff mardi, Barack Obama a ordonné l'envoi de 350 soldats supplémentaires à Bagdad pour protéger le personnel et les locaux diplomatiques.
L'EI, qui avait déjà revendiqué le 19 août l'exécution du journaliste américain James Foley, a mis à exécution ses menaces de tuer Sotloff en réponse au maintien du soutien aérien américain aux forces irakiennes et kurdes qui ont infligé des revers, quoique limités, ces derniers jours aux jihadistes.
«Nous avons les moyens de vaincre l'Etat islamique»
L'exécution du journaliste enlevé en 2013 en Syrie et la menace de l'EI de tuer un troisième otage, identifié comme le Britannique David Cawthorne Haines, a suscité l'indignation des Occidentaux. «Ces actes horribles ne font que (...) renforcer notre détermination à combattre ces terroristes», a déclaré le président américain, affirmant que les.
«Valeurs actuelles» et «L'Opinion»: Un étonnant sondage en faveur de Nicolas Sarkozy qui a tout d'une manipulation
Alors que le retour de Nicolas Sarkozy en politique est attendu pour les prochaines semaines, Valeurs Actuelles et l'Opinion font état d'un sondage très flatteur pour l'ex-chef de l'Etat… mais qu'aucun institut de sondage ne revendique.
On ne sait pas comment il a été réalisé. Dans cette étude, il apparaît comme le seul rempart à Marine Le Pen, au second comme au premier tour. Loin devant Hollande, évidemment, mais aussi devant Alain Juppé et François Fillon, candidats déclarés à la primaire UMP. Sauf qu'Ipsos, à qui Valeurs Actuelles, avait attribué le sondage, a démenti l'avoir réalisé. L'Opinion n'a pas donné le nom de l'institut et un responsable de Valeurs actuelles a expliqué ne pas avoir vu la fiche technique de l'étude.
Le PS a saisi la commission des sondages car l'étude «ne semble respecter aucune des obligations légales requises: absence d'informations sur les questions, le panel, les auteurs, le nombre de sondés…», explique Christophe Borgel dans un communiqué.
«Ce qui est étonnant, c'est qu'aucun institut n'assume ce sondage», explique un sondeur. Il arrive que des sondages confidentiels fuitent dans la presse, mais dans ce cas, une orientation est donnée, pas des chiffres aussi précis, avec le premier et second tour et avec différents candidats testés à droite. Ou si le sondage confidentiel est finalement publié, c'est avec la note technique (commanditaire, date, méthode, etc.) «Quel intérêt à masquer le détail des résultats ou l'institut?, s'interroge le sondeur d'un grand institut. «C'est un faux, une tentative de manipulation ou le journaliste qui s'est fait avoir», liste-t-il.
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