jeudi 4 septembre 2014

Le Sénat argentin approuve le transfert du paiement de la dette à Buenos Aires

Le Sénat argentin, a validé dans la nuit du mercredi 3 au jeudi 4 septembre, la loi visant à rapatrier le remboursement de sa dette à Buenos Aires, voire à Paris. Le texte a été adopté malgré un avis défavorable de l'opposition : 39 voix pour, 27 contre et 2 abstentions. Il sera soumis au vote des députés, vraisemblablement d'ici une quinzaine de jours. La présidente de centre gauche Cristina Kirchner a proposé cette solution alternative après l'échec de négociations pour régler un vieux litige avec des fonds « vautours ». Ces derniers, qui représentent 7 % des créanciers de l'Argentine, ont gagné un long procès aux Etats-Unis. Le juge américain Thomas Griesa a obligé le pays à leur verser 1,3 milliard de dollars, soit 100 % de la valeur des bons émis, alors que les 93 % restants avaient accepté de n'en toucher que 30 % à l'issue des restructurations de 2005 et 2010. SOLUTION « PLUS TRANQUILLISANTE » L'idée initiale de la loi votée mercredi était de proposer un versement à Buenos Aires, mais il fallait offrir une solution « plus tranquillisante aux fonds d'investissements préférant généralement des places financières sûres », a expliqué l'Agence France Presse une source politique argentine. Outre l'inclusion de Paris ou d'un autre lieu de paiement à la discrétion des créanciers, le texte prévoit la création d'une commission parlementaire dont l'objectif est de dresser un inventaire de l'endettement depuis 1976, début de la dernière dictature militaire. LE TEMPS PRESSE Un groupement de 450 000 petits porteurs italiens et le milliardaire mexicain David Martinez, un proche de Kirchner, ont d'ores et déjà manifesté l'intention de se présenter au guichet à Buenos Aires. Pour l'Argentine, le temps presse. Une échéance de sa dette restructurée (de 200 millions de dollars) est due au 30 septembre et elle ne veut pas s'exposer à des demandes de remboursement anticipé que pourraient faire ses créanciers.

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