jeudi 4 septembre 2014

Le Parti socialiste est mort

Face aux lecteurs. Pendant deux heures, le philosophe leur a confié sa très grande inquiétude face à la montée de l'islamisme radical. Il a défendu Valls tout en fustigeant les frondeurs socialistes. Il a beau jurer que non, on le sent presque tendu lorsqu'il débarque lundi, très élégant dans son costume sombre et son éternelle chemise blanche, dans les locaux du « Parisien » - « Aujourd'hui en France » à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Bernard-Henri Lévy, 65 ans, voyage beaucoup mais n'a pas l'habitude d'être confronté à un public. « Je ne fais jamais de signature, car on n'y établit pas une vraie relation avec les personnes. Mais je suis très heureux de passer deux heures avec vous, dit-il d'emblée à nos lecteurs. C'est un moment rare et privilégié. » Forcément, sur ses thématiques de prédilection -- la guerre en Irak, la « barbarie » jihadiste, la défense de l'Ukraine ou l'antisémitisme en France, l'écrivain-philosophe déroule sa partition avec pédagogie et punch, tapant parfois du poing sur la table. Sur la politique française, il se fait plus mordant, louant les mérites de Manuel Valls et fustigeant les frondeurs « irresponsables ». Lors du verre de l'amitié qui conclut la rencontre, BHL admet son « stress » à quelques jours de la première de la pièce de théâtre « Hôtel Europe », qu'il a écrite (au Théâtre de l'Atelier, Paris XVIII e). « Je ne pense qu'à ça. C'est le théâtre qui m'habite. Mais je suis surtout inquiet pour Jacques Weber. Ce qu'il fait, seul sur scène, pendant deux heures, je crois que personne ne l'a fait. Il n'y a que lui qui en est capable ! » lâche-t-il avant de lancer les invitations à nos cinq lecteurs pour assister, mardi, à la « première » de ce monologue en cinq actes.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire